La défaite concédée par les Citizens à Tottenham (0-1) en quart de finale aller accentue la pression sur le technicien catalan.
« À ce niveau, nous n’avons aucune chance. Nous ne sommes toujours pas prêts à nous battre pour la Ligue des champions ».
Cette phrase de Pep Guardiola n’a pas été prononcée mardi soir, après le revers de son équipe à Tottenham en quart de finale aller, mais le 21 février dernier, au sortir d’un succès poussif à Schalke (3-2) en 8e de finale aller. Comme si, déjà à ce moment, le Catalan pressentait la difficulté qui l’attendait.
Lucide, Pep Guardiola ne s’en est jamais caché. Entre une Premier League qu’il aura mis 2 petites années à dompter avant de l’écraser, et une Ligue des champions dans laquelle Man City a plus souvent déçu que brillé, le gap est de taille. Appréhender les composantes, psychologiques notamment, que requiert une telle compétition, cela ne peut être l’affaire d’un seul homme. Et pourtant, alors que la faillite individuelle de ses joueurs a crevé les yeux mardi soir à Londres, c’est à nouveau lui qui se retrouve en première ligne, exposé par des choix tactiques contestés.
Bien entendu, City conserve toutes ses chances en vue d’une 2e demie (après 2016), et la blessure de Kane côté Spurs rendrait encore plus homérique une qualification des Londoniens au retour. Mais comment imaginer Guardiola, en l’espace de 6 jours, désinhiber une équipe dont le rendement peut autant fluctuer d’une compétition à l’autre ? Il y aura évidemment des réponses tactiques à apporter, et personne au monde ne semble mieux placé que lui pour les trouver. Mais ses choix devront trouver leur écho chez les joueurs. Faute de quoi…
